Libye : Mandat d’amener contre le terroriste Abdelhakim Belhaj

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Le procureur général de Tripoli a lancé, jeudi 3 janvier 2018, un mandat d’arrêt contre 36 personnes, dont le chef de guerre Abdelhakim Belhaj, le grand ami de Rached Ghannouchi et des islamistes tunisiens.

Vivant à Ankara et protégé par le parrain des islamistes, le président Recep Tayyip Erdogan, Abdelhakim Belhaj, un ancien jihadiste d’Afghanistan, devenu chef de guerre en Libye après 2011, et aussi chef d’un parti politique, Al-Watan. Ses milices armées faisaient la pluie et le beau temps dans la province de Triplolitaine, dont il a longtemps pillé les richesses.

Il est aussi connu pour être l’ami de nombreux affairistes tunisiens, dont Chafik Jarraya, incarcéré depuis mai 2017 et poursuivi par la justice militaire tunisienne pour ses relations obscures avec les milices armées libyennes, et Nebil Karoui, patron de Nessma TV, qui lui ouvrit les portes de ses studios, à Radès, sans doute gratuitement et par souci d’information.

Outre Abdelhakim Belhaj, 5 autres Libyens et 31 personnes appartenant à différents mouvements de la rébellion tchadienne et soudanaise ont fait l’objet de mandats d’amener.

Les Libyens sont accusés d’avoir entretenu des relations avec les rebelles tchadiens et les Soudanais d’association de malfaiteurs qui menacent la sécurité de l’Etat.

Les associations libyennes des droits de l’homme ont salué cette décision et l’annonce, hier encore impensable, a eu l’effet d’une bombe à Tripoli. C’est la première fois que le procureur général émet des mandats d’arrêt contre des chefs de guerre en Libye.

Parmi ces chefs de guerre, Ibrahim Al-Jadran, accusé d’avoir mené des attaques contre les champs pétroliers dans le centre du pays en association avec des Tchadiens et des Soudanais.

Les autres Libyens visés auraient commis d’autres crimes, comme l’attaque, en mai dernier, de la base militaire de Tamanhant dans le sud ou des actes de violence et d’enlèvements.

Parmi les Tchadiens accusés figurent plusieurs dirigeants des mouvements rebelles comme Timan Ardami, Mohamad Hassan Boulmaye, Mahamat Mahdi Ali, Mohamad Nouri, Kingabé Ougouzeimi de Tapoul.

Parmi les Soudanais listés, il y a Mini arko Minaoui, un chef rebelle du Darfour, et Moussa Hilal, chef de la milice Janjawid qui est impliqué dans des opérations de trafic d’armes en Afrique selon plusieurs rapports internationaux.

I. B. (avec agences).

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