Bras-de-fer entre le maire de la Marsa et le gouverneur de Tunis

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Slim Maherzi/Chedly Bouallègue.

Assistons-nous à un bras-de-fer juridico-administratif entre Slim Maherzi, maire de la Marsa, et le gouverneur de Tunis, Chedly Bouallègue, qui va devoir être arbitré par le tribunal administratif de Tunis ? Cela en a tout l’air.

Par Imed Bahri

Les faits : le maire de la Marsa a émis un arrêté municipal N°147 en date du 3 octobre 2018 ordonnant la mise sous scellés d’un bâtiment construit sans l’autorisation des services municipaux. Ce bâtiment sis à la Rue de Carthage, Route Maalga, Cité des Pins, est constitué d’un café, d’une pâtisserie et d’un SPA.

Il a non seulement été construit sans autorisation, mais il ne répond pas aux exigences du plan d’aménagement de la zone. Un huissier de justice a été chargé de mettre sous scellés les établissements cités et l’opération a été effectuée le 18 octobre 2018.

Entre-temps, le contrevenant a porté plainte au gouverneur de Tunis par lettre datée du 16 octobre 2018. Chedly Bouallègue, comme par magie, la lenteur administrative s’étant évaporée, a, dès le lendemain, 17 octobre, décidé l’arrêt de l’application de la décision municipale. Il a même cru aller plus loin en se faisant l’avocat du contrevenant et en présentant une plainte au tribunal administratif contre la municipalité de la Marsa.

Soucieux d’appliquer la loi et de faire respecter l’Etat de droit, M. Maherzi et son équipe ont décidé, de leur côté, de dénoncer, et eux aussi auprès du tribunal administratif, la décision du gouverneur, sachant que le contrevenant avait déjà fait l’objet de deux décisions de démolition en 2016 qui, comme par magie également, n’ont pas encore été appliqués à ce jour.

Communiqué publié par le maire de la Marsa. 

Il y a là, sans doute, anguille sous roche et on peut légitimement soupçonner des accointances entre le gouverneur Bouallègue et le contrevenant pour sauvegarder le bien immobilier de ce dernier, illégalement construit et tout aussi illégalement exploité, car bâti sans aucune autorisation et ayant déjà fait l’objet de deux décisions municipales de démolition.

Le tribunal administratif doit démêler cette affaire qui, une fois n’est pas coutume, oppose deux autorités publiques qui sont censées veiller ensemble au respect de l’Etat de droit.

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