La confiance des créanciers conforte la relance de l’économie tunisienne

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La confiance des créanciers internationaux, et notamment le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, conforte la relance de l’économie tunisienne: il reste aux Tunisiens de se remettre sérieusement au travail.

Par Marwan Chahla

Face à la dépréciation du dinar et l’augmentation des déficits jumeaux de notre pays, Marouane El Abassi, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), insiste sur l’importance de politiques saines et, notamment, la préservation des réserves de devises, qui reste une nécessité absolue.

Dans une interview accordée, cette semaine, au site financier ‘‘Central Banking’’, M. El Abassi a indiqué que «notre première priorité consiste à préserver nos avoirs en devises de façon à pouvoir couvrir les besoins de l’économie de notre pays en importations essentielles.»

Améliorer les fondamentaux de l’économie réelle

‘‘Central Banking’’ rappelle, dans une synthèse de cet entretien avec le gouverneur de la BCT, que, selon l’agence de notation Moody’s, ces réserves en devises, malgré les difficultés en tous genres que notre pays a connues, durant la première moitié de la décennie (de janvier 2011 à fin 2015), outre l’impact négatif de la crise libyenne, se sont maintenues à un niveau raisonnable, c’est-à-dire dans les limites de 8 à 6 milliards de dollars.

Réunion du chef de gouvernement Youssef Chahed avec les représentants des bailleurs de fonds en juillet 2018.

En 2018, par contre, ces avoirs ont chuté brusquement pour atteindre, fin mai dernier, les 4,2 milliards de dollars – ne couvrant ainsi que 70 jours des importations du pays, soit une forte baisse par rapport aux 90 jours en décembre 2017.

M. El Abassi, à la tête de la BCT depuis huit mois, ne s’inquiète pas outre mesure : «Je ne suis pas forcément braqué sur un chiffre – le nombre de 70 jours ou de 90 jours. À mon avis, ce qui importe beaucoup plus, ce sont la mise en œuvre des politiques économiques adéquates et l’amélioration des fondamentaux de l’économie réelle.»

La détérioration du déficit commercial et la baisse des entrées de capitaux, résultant de l’affaiblissement des crédits externes, ont contribué à cette chute, selon Moody’s. «La pression exercée par le déficit de la balance de paiements a également contribué au fléchissement de la monnaie nationale, qui s’est dépréciée, respectivement, de 6,3% et de 7,6% par rapport à l’euro et au dollar, durant les sept premiers mois de cette année», déclare Moody’s, dans un rapport publié le 14 août dernier.

La relance économique sur la bonne voie

Pourtant, la stabilisation du taux de change ne figure pas parmi les objectifs principaux de la BCT, en raison de la position de faiblesse externe du pays. La conviction de Marouane El Abassi demeure entière: «Le renforcement des exportations textiles, la croissance des revenus du tourisme et la hausse des transferts de nos concitoyens expatriés, c’est avec ces apports que nous parviendrons à stabiliser le taux de change et préserver nos avoirs en devises /…/ Tant que les déficits jumeaux restent élevés – avec un déficit des comptes courants estimé à 10,4% du PIB en 2017 et un déficit budgétaire se situant à 6,1% du PIB, la stabilisation du taux de change n’est pas la priorité de la Banque centrale.»

Le gouverneur de la BCT estime que le renforcement du dinar passe obligatoirement par des efforts supplémentaires dans le traitement de ces déséquilibres et la facilitation de la reprise de l’activité économique.

Le gouverneur de la Banque centrale, Marouane El Abassi, ne s’inquiète pas outre mesure. 

Les perspectives sont prometteuses, estime ‘‘Central Banking’’, qui s’appuie sur l’appréciation de Moody’s selon laquelle le gouvernement Chahed «est sur la bonne voie, si l’on en croit les données de l’exécution du budget, pour atteindre l’objectif de 4,9% de déficit pour l’année 2018, contre 6,1% en 2017.»

Et le soutien financier international sera là, selon ‘‘Central Banking’’, pour compléter le tableau de la relance de l’économie tunisienne: il s’agit de ces forts appuis fournis à la Tunisie par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, entre autres institutions financières internationales…

La confiance de ces créanciers internationaux est là, il reste pour notre pays de savoir en tirer le meilleur bénéfice et pour les Tunisiens de se remettre sérieusement au travail.

Les bailleurs de fonds de la Tunisie «votent» Youssef Chahed

Le FMI décaisse les 245 millions de dollars promis à la Tunisie

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Par Marwan Chahla

Face à la dépréciation du dinar et l’augmentation des déficits jumeaux de notre pays, Marouane El Abassi, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), insiste sur l’importance de politiques saines et, notamment, la préservation des réserves de devises, qui reste une nécessité absolue.

Dans une interview accordée, cette semaine, au site financier ‘‘Central Banking’’, M. El Abassi a indiqué que «notre première priorité consiste à préserver nos avoirs en devises de façon à pouvoir couvrir les besoins de l’économie de notre pays en importations essentielles.»

Améliorer les fondamentaux de l’économie réelle

‘‘Central Banking’’ rappelle, dans une synthèse de cet entretien avec le gouverneur de la BCT, que, selon l’agence de notation Moody’s, ces réserves en devises, malgré les difficultés en tous genres que notre pays a connues, durant la première moitié de la décennie (de janvier 2011 à fin 2015), outre l’impact négatif de la crise libyenne, se sont maintenues à un niveau raisonnable, c’est-à-dire dans les limites de 8 à 6 milliards de dollars.

Réunion du chef de gouvernement Youssef Chahed avec les représentants des bailleurs de fonds en juillet 2018.

En 2018, par contre, ces avoirs ont chuté brusquement pour atteindre, fin mai dernier, les 4,2 milliards de dollars – ne couvrant ainsi que 70 jours des importations du pays, soit une forte baisse par rapport aux 90 jours en décembre 2017.

M. El Abassi, à la tête de la BCT depuis huit mois, ne s’inquiète pas outre mesure : «Je ne suis pas forcément braqué sur un chiffre – le nombre de 70 jours ou de 90 jours. À mon avis, ce qui importe beaucoup plus, ce sont la mise en œuvre des politiques économiques adéquates et l’amélioration des fondamentaux de l’économie réelle.»

La détérioration du déficit commercial et la baisse des entrées de capitaux, résultant de l’affaiblissement des crédits externes, ont contribué à cette chute, selon Moody’s. «La pression exercée par le déficit de la balance de paiements a également contribué au fléchissement de la monnaie nationale, qui s’est dépréciée, respectivement, de 6,3% et de 7,6% par rapport à l’euro et au dollar, durant les sept premiers mois de cette année», déclare Moody’s, dans un rapport publié le 14 août dernier.

La relance économique sur la bonne voie

Pourtant, la stabilisation du taux de change ne figure pas parmi les objectifs principaux de la BCT, en raison de la position de faiblesse externe du pays. La conviction de Marouane El Abassi demeure entière: «Le renforcement des exportations textiles, la croissance des revenus du tourisme et la hausse des transferts de nos concitoyens expatriés, c’est avec ces apports que nous parviendrons à stabiliser le taux de change et préserver nos avoirs en devises /…/ Tant que les déficits jumeaux restent élevés – avec un déficit des comptes courants estimé à 10,4% du PIB en 2017 et un déficit budgétaire se situant à 6,1% du PIB, la stabilisation du taux de change n’est pas la priorité de la Banque centrale.»

Le gouverneur de la BCT estime que le renforcement du dinar passe obligatoirement par des efforts supplémentaires dans le traitement de ces déséquilibres et la facilitation de la reprise de l’activité économique.

Le gouverneur de la Banque centrale, Marouane El Abassi, ne s’inquiète pas outre mesure. 

Les perspectives sont prometteuses, estime ‘‘Central Banking’’, qui s’appuie sur l’appréciation de Moody’s selon laquelle le gouvernement Chahed «est sur la bonne voie, si l’on en croit les données de l’exécution du budget, pour atteindre l’objectif de 4,9% de déficit pour l’année 2018, contre 6,1% en 2017.»

Et le soutien financier international sera là, selon ‘‘Central Banking’’, pour compléter le tableau de la relance de l’économie tunisienne: il s’agit de ces forts appuis fournis à la Tunisie par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, entre autres institutions financières internationales…

La confiance de ces créanciers internationaux est là, il reste pour notre pays de savoir en tirer le meilleur bénéfice et pour les Tunisiens de se remettre sérieusement au travail.

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Par Marwan Chahla

Face à la dépréciation du dinar et l’augmentation des déficits jumeaux de notre pays, Marouane El Abassi, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), insiste sur l’importance de politiques saines et, notamment, la préservation des réserves de devises, qui reste une nécessité absolue.

Dans une interview accordée, cette semaine, au site financier ‘‘Central Banking’’, M. El Abassi a indiqué que «notre première priorité consiste à préserver nos avoirs en devises de façon à pouvoir couvrir les besoins de l’économie de notre pays en importations essentielles.»

Améliorer les fondamentaux de l’économie réelle

‘‘Central Banking’’ rappelle, dans une synthèse de cet entretien avec le gouverneur de la BCT, que, selon l’agence de notation Moody’s, ces réserves en devises, malgré les difficultés en tous genres que notre pays a connues, durant la première moitié de la décennie (de janvier 2011 à fin 2015), outre l’impact négatif de la crise libyenne, se sont maintenues à un niveau raisonnable, c’est-à-dire dans les limites de 8 à 6 milliards de dollars.

Réunion du chef de gouvernement Youssef Chahed avec les représentants des bailleurs de fonds en juillet 2018.

En 2018, par contre, ces avoirs ont chuté brusquement pour atteindre, fin mai dernier, les 4,2 milliards de dollars – ne couvrant ainsi que 70 jours des importations du pays, soit une forte baisse par rapport aux 90 jours en décembre 2017.

M. El Abassi, à la tête de la BCT depuis huit mois, ne s’inquiète pas outre mesure : «Je ne suis pas forcément braqué sur un chiffre – le nombre de 70 jours ou de 90 jours. À mon avis, ce qui importe beaucoup plus, ce sont la mise en œuvre des politiques économiques adéquates et l’amélioration des fondamentaux de l’économie réelle.»

La détérioration du déficit commercial et la baisse des entrées de capitaux, résultant de l’affaiblissement des crédits externes, ont contribué à cette chute, selon Moody’s. «La pression exercée par le déficit de la balance de paiements a également contribué au fléchissement de la monnaie nationale, qui s’est dépréciée, respectivement, de 6,3% et de 7,6% par rapport à l’euro et au dollar, durant les sept premiers mois de cette année», déclare Moody’s, dans un rapport publié le 14 août dernier.

La relance économique sur la bonne voie

Pourtant, la stabilisation du taux de change ne figure pas parmi les objectifs principaux de la BCT, en raison de la position de faiblesse externe du pays. La conviction de Marouane El Abassi demeure entière: «Le renforcement des exportations textiles, la croissance des revenus du tourisme et la hausse des transferts de nos concitoyens expatriés, c’est avec ces apports que nous parviendrons à stabiliser le taux de change et préserver nos avoirs en devises /…/ Tant que les déficits jumeaux restent élevés – avec un déficit des comptes courants estimé à 10,4% du PIB en 2017 et un déficit budgétaire se situant à 6,1% du PIB, la stabilisation du taux de change n’est pas la priorité de la Banque centrale.»

Le gouverneur de la BCT estime que le renforcement du dinar passe obligatoirement par des efforts supplémentaires dans le traitement de ces déséquilibres et la facilitation de la reprise de l’activité économique.

Le gouverneur de la Banque centrale, Marouane El Abassi, ne s’inquiète pas outre mesure. 

Les perspectives sont prometteuses, estime ‘‘Central Banking’’, qui s’appuie sur l’appréciation de Moody’s selon laquelle le gouvernement Chahed «est sur la bonne voie, si l’on en croit les données de l’exécution du budget, pour atteindre l’objectif de 4,9% de déficit pour l’année 2018, contre 6,1% en 2017.»

Et le soutien financier international sera là, selon ‘‘Central Banking’’, pour compléter le tableau de la relance de l’économie tunisienne: il s’agit de ces forts appuis fournis à la Tunisie par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, entre autres institutions financières internationales…

La confiance de ces créanciers internationaux est là, il reste pour notre pays de savoir en tirer le meilleur bénéfice et pour les Tunisiens de se remettre sérieusement au travail.

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