Les Club sfaxien a bien récité la leçon, l’Espérance encore sans solutions

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L’équipe alignée par Khaled Ben Yahia a été réduite à l’impuissance par le système dégoté par Ruud Krol.

Le Club sportif sfaxien (CSS) a fait convenablement le boulot, se montrant opportuniste, alors que l’Espérance sportive de Tunis (EST) poursuit ses errements, à cours de solutions, surtout en attaque.

Par Hassen Mzoughi

La 4e journée de la Ligue 1 de football a été riche en événements : un trio en tête du classement (Stade Tunisien, Club sportif sfaxien et Club athlétique bizertin), une journée prolifique en buts (24 en 7 matches dont 18 en 3 matches), une lourde chute de l’Espérance de Tunis à Sfax et du Club africain (CA) à Radès face, respectivement au Club sfaxien et au Stade Tunisien (ST), et résurrection du CA Bizertin devant le CS Hammam-Lif.

Le CSS construit sur un socle solide

Le CSS n’a pas usurpé sa victoire devant l’EST. Il a bien joué le coup, fermant les accès à ses buts et procédant par des contres sur les côtés. Là où justement les Sfaxiens ont fait la différence dans le jeu et le résultat. Le premier but a été consécutif à une percée de l’arrière gauche Mohamed Ali Jouini, et le second sur une des rares montées et un centrage de Hamza Mathlouthi pour le second but de Firas Chaouat.

La détermination et le réalisme pour s’imposer dans un tel match référence ont été payants pour les Sfaxiens. Leur patience et leur application aussi. Si le CSS n’a pas développé beaucoup de jeu, sa volonté de faire convenablement le boulot a été aussi sa force, quoique l’ex-«Sang et or», Mohamed Ali Moncer, rentré à la place de Chris Koako, juste pour narguer son ancienne équipe, a perturbé la rencontre pourtant jusque-là correcte. Heureusement qu’il a joué seulement 8 minutes! Pour un joueur très frustré parce qu’il n’a pas réussi son passage à l’EST, sa première apparition avec son club formateur n’était guère à l’image de l’abnégation de ses camarades. Son entraîneur et ses dirigeants doivent lui rappeler le principe sur lequel ils basent leur travail : une équipe en reconstruction a besoin de bons exemples !

Toujours est-il que le CSS a des motifs d’espoir avec notamment une bonne défense articulée autour du duo Nassim Hnid et Hani Amamou, enfin réuni, l’expérimenté capitaine Hamza Mathlouthi et le jeune arrière gauche Mohamed Ali Jouini, en plus du gardien prometteur Aymen Dahmen.

Le CSS a raison de bâtir sur un socle solide qui commence à apporter des satisfactions, comme hier face à l’EST. Mais il ne faut pas s’enflammer et garder les pieds sur terre. Le CSS devrait se soucier de progresser dans la durée, non pas de quelques étincelles. Bref, on attend confirmation à commencer par le prochain match avec le Club africain.

Kom et Derbali écopent de cartons rouges

La défaite 2-0 de l’EST s’inscrit dans la logique des difficultés qu’elle traîne depuis quelques temps et celles qu’elle a connues hier sur le plan du jeu. Avec un dispositif différent que d’habitude : Youcef Belaili en régisseur, Anice Badri sur le côté droit, Bilel Mejri sur l’aile gauche et Taha Yassine Khenissi en pointe. Outre ce duo récupérateur Fousseny Coulibaly et Franck Kom qui joue le doublon !

Cette disposition, malgré quelques percées du Camerounais, n’a rien donné sur le terrain puisque Belaili a évolué en retrait, Badri n’avait pas la liberté d’action suffisante et Khenissi était dominé par le duo de l’axe central Amamou et Hnid, en l’absence, faut-il le noter, d’une véritable animation offensive, malgré la rentrée d’un milieu offensif supplémentaire, Wael Belarbi, à la place du pivot Coulibaly. Et si l’on ajoute un manque de discipline notoire, comme en témoigne les deux cartons rouges à l’adresse de Kom (68’) puis Derbali dans les temps perdus, on peut comprendre les difficultés de l’EST hier à Sfax.

Cette défaite, la 20e en championnat à Sfax entamerait-elle le capital-confiance des joueurs et des supporteurs après la qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions aux dépens de l’Etoile sportive du Sahel (ESS)?

La mauvaise prestation de l’EST à Sfax pourrait inquiéter dans la perspective de la demi-finale retour de la Ligue des champions. Mais on l’a vu, l’EST a bien récupéré psychologiquement après l’échec en Coupe arabe des clubs, lequel a servi de déclic pour accéder aux demi-finales de la compétition africaine.

Ce faux pas à Sfax ne devrait pas l’empêcher de garder la tête froide, de rester solidaire et davantage motivé pour atteindre l’objectif immédiat : les demi-finales retour de la Ligue des champions, le 23 octobre, face à la formation angolaise de Primeiro de Augosto.

L’interrogation est la suivante : Khaled Ben Yahia a aligné hier l’équipe appelée, en principe, à affronter les Angolais avec Mohamed Ali Yaacoubi pour pallier l’absence de Khalil Chammam. Gardera-t-il la même formation, avec Bilel Mejri mais sans Ghailen Chaalali dont l’absence hier restait inexpliquée?

Espérance de Tunis : Deux cartons rouges pour Kom et Derbali

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Le Club sportif sfaxien (CSS) a fait convenablement le boulot, se montrant opportuniste, alors que l’Espérance sportive de Tunis (EST) poursuit ses errements, à cours de solutions, surtout en attaque.

Par Hassen Mzoughi

La 4e journée de la Ligue 1 de football a été riche en événements : un trio en tête du classement (Stade Tunisien, Club sportif sfaxien et Club athlétique bizertin), une journée prolifique en buts (24 en 7 matches dont 18 en 3 matches), une lourde chute de l’Espérance de Tunis à Sfax et du Club africain (CA) à Radès face, respectivement au Club sfaxien et au Stade Tunisien (ST), et résurrection du CA Bizertin devant le CS Hammam-Lif.

Le CSS construit sur un socle solide

Le CSS n’a pas usurpé sa victoire devant l’EST. Il a bien joué le coup, fermant les accès à ses buts et procédant par des contres sur les côtés. Là où justement les Sfaxiens ont fait la différence dans le jeu et le résultat. Le premier but a été consécutif à une percée de l’arrière gauche Mohamed Ali Jouini, et le second sur une des rares montées et un centrage de Hamza Mathlouthi pour le second but de Firas Chaouat.

La détermination et le réalisme pour s’imposer dans un tel match référence ont été payants pour les Sfaxiens. Leur patience et leur application aussi. Si le CSS n’a pas développé beaucoup de jeu, sa volonté de faire convenablement le boulot a été aussi sa force, quoique l’ex-«Sang et or», Mohamed Ali Moncer, rentré à la place de Chris Koako, juste pour narguer son ancienne équipe, a perturbé la rencontre pourtant jusque-là correcte. Heureusement qu’il a joué seulement 8 minutes! Pour un joueur très frustré parce qu’il n’a pas réussi son passage à l’EST, sa première apparition avec son club formateur n’était guère à l’image de l’abnégation de ses camarades. Son entraîneur et ses dirigeants doivent lui rappeler le principe sur lequel ils basent leur travail : une équipe en reconstruction a besoin de bons exemples !

Toujours est-il que le CSS a des motifs d’espoir avec notamment une bonne défense articulée autour du duo Nassim Hnid et Hani Amamou, enfin réuni, l’expérimenté capitaine Hamza Mathlouthi et le jeune arrière gauche Mohamed Ali Jouini, en plus du gardien prometteur Aymen Dahmen.

Le CSS a raison de bâtir sur un socle solide qui commence à apporter des satisfactions, comme hier face à l’EST. Mais il ne faut pas s’enflammer et garder les pieds sur terre. Le CSS devrait se soucier de progresser dans la durée, non pas de quelques étincelles. Bref, on attend confirmation à commencer par le prochain match avec le Club africain.

Kom et Derbali écopent de cartons rouges

La défaite 2-0 de l’EST s’inscrit dans la logique des difficultés qu’elle traîne depuis quelques temps et celles qu’elle a connues hier sur le plan du jeu. Avec un dispositif différent que d’habitude : Youcef Belaili en régisseur, Anice Badri sur le côté droit, Bilel Mejri sur l’aile gauche et Taha Yassine Khenissi en pointe. Outre ce duo récupérateur Fousseny Coulibaly et Franck Kom qui joue le doublon !

Cette disposition, malgré quelques percées du Camerounais, n’a rien donné sur le terrain puisque Belaili a évolué en retrait, Badri n’avait pas la liberté d’action suffisante et Khenissi était dominé par le duo de l’axe central Amamou et Hnid, en l’absence, faut-il le noter, d’une véritable animation offensive, malgré la rentrée d’un milieu offensif supplémentaire, Wael Belarbi, à la place du pivot Coulibaly. Et si l’on ajoute un manque de discipline notoire, comme en témoigne les deux cartons rouges à l’adresse de Kom (68’) puis Derbali dans les temps perdus, on peut comprendre les difficultés de l’EST hier à Sfax.

Cette défaite, la 20e en championnat à Sfax entamerait-elle le capital-confiance des joueurs et des supporteurs après la qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions aux dépens de l’Etoile sportive du Sahel (ESS)?

La mauvaise prestation de l’EST à Sfax pourrait inquiéter dans la perspective de la demi-finale retour de la Ligue des champions. Mais on l’a vu, l’EST a bien récupéré psychologiquement après l’échec en Coupe arabe des clubs, lequel a servi de déclic pour accéder aux demi-finales de la compétition africaine.

Ce faux pas à Sfax ne devrait pas l’empêcher de garder la tête froide, de rester solidaire et davantage motivé pour atteindre l’objectif immédiat : les demi-finales retour de la Ligue des champions, le 23 octobre, face à la formation angolaise de Primeiro de Augosto.

L’interrogation est la suivante : Khaled Ben Yahia a aligné hier l’équipe appelée, en principe, à affronter les Angolais avec Mohamed Ali Yaacoubi pour pallier l’absence de Khalil Chammam. Gardera-t-il la même formation, avec Bilel Mejri mais sans Ghailen Chaalali dont l’absence hier restait inexpliquée?

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