Ligue des champions : L’Espérance en demi-finale grâce à sa défense

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Khalil Chammam, Chanseddine Dhaouadi, Ayman Ben Mohamed et Samah Derbal. 

L’Espérance sportive de Tunis (EST) sait voyager. Elle sait surtout défendre. Et gagner. Comme l’a si bien dit le grand entraîneur italien Marcello Lippi, champion du monde en 2006 avec l’Italie: «Une attaque marque des buts, une défense te fait gagner des matches».

Par Hassen Mzoughi

Compartiment souvent dénigré, rendu coupable de tous les maux, le voilà qui propulse les «Sang et or» en demi-finale de la Ligue des champions africaine. Une grosse performance pour un secteur qui a pris du coffre à la faveur des deux derniers face-à-face avec l’Etoile sportive du Sahel (ESS), gagnés 2-1 et 1-0.

Le match retour, joué hier, vendredi 2 septembre 2018, au stade de Sousse, ressemble à la première manche mais cette fois l’EST a fait mieux que l’ESS, gardant ses buts inviolés et marquant un but qui vaut son pesant d’or pour accéder en demi finale où elle affrontera le club angolais de Primeiro de Agosto, mardi 2 octobre en match aller à Luanda, avant de le recevoir le 23 octobre à Radès.

11e demi-finale des «Sang et or»

Après un match-aller où elle avait été rarement mise à l’épreuve, l’ESS ayant choisi de jouer la prudence, sans se soucier d’attaquer, on attendait le comportement de l’EST sur le plan défensif au stade de Sousse. Cette seconde manche était le test grandeur nature des «Sang et or» dans ce domaine, car il était attendu que l’ESS allait mettre beaucoup de pression sur son adversaire pour refaire son retard.

Déjà vainqueurs (2-1) de la manche aller à Rades, la semaine passée, les «Sang et Or» ont confirmé leur supériorité sur l’ensemble des deux confrontations. Ils l’ont emporté (1-0), à Sousse, grâce à leur solide organisation, leur solidarité, leur vigilance et leur calme.

Dans ce choc bouillant et tendu, l’EST n’a jamais paniqué, surtout en seconde mi-temps, période au cours de laquelle elle avait du subir la furia rouge. Elle a affiché beaucoup de métier et d’assurance, chose qui avait, entre autres atouts, manqué à l’ESS sur les deux matches.

Cette qualification, la 11e de l’EST en demi-finale de la Ligue des champions, reste la victoire de sa défense en premier lieu. Avec le gardien Rami Jeridi, maître des airs et auteur d’une parade décisive devant Amine Chermiti (72’), grand tournant du match, avec les deux axiaux Chamseddine Dhaouadi et Khalil Chammam, impériaux, les latéraux, Ayman Ben Mohamed, encore une fois impressionnant de combativité et de précision, ainsi que le généreux Samah Derbali, qui a bien contribué à cette qualification en marquant le but de la victoire à l’aller.

L’organisation collective de l’EST a compliqué la tâche de l’ESS qui n’a pas trouvé les espaces. En gagnant les duels grâce à leur anticipation, en s’imposant dans le jeu aérien notamment sur les balles arrêtées et en jouant compact et précis dans la zone, les hommes de Khaled Ben Yahia ont su contenir leurs vis-à-vis et se sortir de bien de situations délicates.

Avant de frapper un grand coup par l’intermédiaire, encore une fois, d’un joueur à vocation défensive, en l’occurrence le pivot Fousseny Coulibaly, très utile dans le harcèlement avec l’excellent Frank Kom par ailleurs sauveur sur la seconde occasion de but en faveur de l’ESS (66’).

Fousseny Coulibaly a été très lucide au moment de lancer sa contre-attaque, la seule valable de l’EST, hier à Sousse, et de tromper Achraf Krir après une série de dribbles de 20 mètres. On jouait la 87e minute.

Le portier Rami Jridi a donné une meilleure assise à la défense. 

Des joueurs forts dans leur tête

Après avoir essayé tant de formules, le coach de l’EST a sans doute jeté les bases de sa défense. Le quatuor formé de Ben Mohamed et Derbali sur les côtés, Chammam et Dhaouadi, au centre, adossé au portier Rami Jeridi, a très bien rempli sa tâche. Pourtant cette composition n’a été alignée que depuis le match aller.

Avec les deux autres portiers Moez Ben Cherifia et Ali Jemel, les axiaux Aymen Mahmoud, un autre arrière prometteur, et le revenant Mohamed Ali Yaacoubi, les latéraux Houcine Rabii et Iheb Mbarki ainsi que l’autre axial Ali Machani, malheureusement trop longtemps éloigné des terrains, le compartiment défensif saura apporter la sécurité indispensable à l’ensemble.

Avec aussi un milieu de terrain qui devrait retrouver bientôt la fraîcheur et la percussion dans la reconversion offensive, avec la réussite de Taha Yassine Khenissi, sans aucun but marqué cette saison en Ligue des champions, alors qu’il en était le meilleur réalisateur la saison passée, l’EST est capable de tenir la route et de… surprendre!

N’oublions pas enfin l’apport précieux des supporteurs qui ont fouetté au bon moment l’orgueil de leur équipe.

Les fréquents messages de confiance du coach Ben Yahia, en interne et à chaque sortie médiatique, ont motivé des joueurs qui sont restés forts dans leur tête face aux multiples tentatives de déstabilisation.

L’EST se relance doucement mais sûrement. Elle saura, sauf accident, défendre son pari en Ligue des champions.

Espérance de Tunis: Rami Jeridi, Samah Derbali (Mohamed Ali Yaacoubi 90’), Aymen Ben Mohamed, Chamseddine Dhaouadi, Khalil Chammam, Fousseny Coulibaly, Frank Kom, Anice Badri, Ghailen Chaalali, Youcef Belaili (Bilel Mejri 80’), Taha Yassine Khenissi (Haythem Jouini 80’).

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