Face au déficit extérieur, la Tunisie doit-elle prioriser ses importations ?

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L’Etat tunisien, qui fait face à un grave creusement du déficit des balance commerciale et extérieure doit-il rendre des mesures draconiennes pour réduire certaines importations, moins prioritaires que d’autres.

C’est ce que pensent certains experts économiques, comme Mohamed Chawki Abid, ingénieur économiste, qui déplorent que les ministères du Sport et des Affaires culturelles «continuent à tirer sur le budget de l’Etat et à décaisser sur les réserves en devises, pour régler des montants colossaux au titre d’honoraires au profit des entraîneurs, des footballeurs, des chanteurs, des artistes, etc.»

Il déplore aussi que le ministère du Commerce ne prend pas des mesures pour réduire les importations de biens de consommation qu’il qualifie de «superflus», qui concourent à l’épuisement des réserves de change et à l’aggravation de l’endettement extérieur, ainsi qu’à la poursuite de la chute du dinar. Il cite, à cet égard, les concessionnaires autos, la grande distribution et les enseignes franchisées.

M. Abid déplore qu’au même moment, et paradoxalement et au même moment, le ministère de la Santé publique dispose d’«une enveloppe budgétaire sous-dimensionnée, l’empêchant de parer au plus urgent en général, et de régler les fournisseurs étrangers de médicaments en particulier.»

L’expert va plus loin et tire la sonnette d’alarme: «Si des mesures courageuses et pragmatiques ne venaient pas à être prises et mises en place de toute urgence par les autorités compétentes, nous devrions nous attendre à une grosse vague de décès de personnes frappées de maladies chroniques».

I. B.

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