Dans la république des fils, le népotisme est religion d’Etat

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Quelle triste fin de règne pour l’ancien ministre «wassiliste» d’Habib Bourguiba devenu par accident de l’Histoire président de la république. Entre fatigues et intrigues, le mandat de Béji Caïd Essebsi s’est transformé en guerre des clans fratricide. Une ambiance délétère.

Par Chedly Mamoghli

«La patrie avant la patrie», non ce n’est pas une boutade ou une blague de mauvais goût, tel était le slogan avec lequel nous bassinait l’ancien président Béji Caïd Essebsi depuis juin 2012, date de la fondation de Nidaa Tounès, jusqu’à très récemment. J’écris l’ancien président car M. Caïd Essebsi a cessé d’être président de la république depuis dimanche soir, 15 juillet 2018. C’est un ancien président et non plus un président, c’est un chef de clan et non plus un chef d’Etat. Et désormais, j’écrirai uniquement l’ancien président ou le chef de clan tant qu’il ne redeviendra pas chef d’Etat et fort probablement il ne le redeviendra pas et il achèvera son mandat en tant que chef de clan. Ce désormais chef d’un clan mêlant politicards, affairistes et certains membres de sa famille au premier lieu desquels se trouve son fils Hafedh Caïd Essebsi, infatigable fossoyeur de la vie politique tunisienne depuis 2015, s’appelle le clan de «la Famille».

Hafedh Caïd Essebsi, itinéraire d’un enfant gâté

Hafedh Caïd Essebsi, que certaines personnes désignent par son acronyme HCE comme si c’était quelqu’un d’important est le fils d’un ancien ministre de Bourguiba qui a vu sa carrière monter en flèche et prendre une autre dimension grâce à feu Wassila Bourguiba. Au passage, nous n’avons jamais entendu M. Caïd Essebsi rendre hommage à celle qui a permis à sa carrière de prendre une autre dimension, grâce à qui il est devenu et resté ministre des Affaires étrangères pendant six ans, est-ce de l’ingratitude? Demandez au principal concerné.

Le fils de ce ministre a toujours vécu dans l’aisance et l’entre-soi du microcosme que constituait la nomenklatura bourguibienne. Il a fait ses études primaires et secondaires à Carnot puis est parti faire ses études supérieures à Paris (il a le baccalauréat contrairement à ce qui se dit et se propage ici et là). Toutefois, cette incarnation du «fils à papa» ne s’émancipa guère de la tutelle paternelle, il évoluera toujours dans son ombre. Naturellement quand Nidaa Tounès fut fondé, il ne s’éloignera pas d’un seul iota de son père. Une fois ce dernier élu président – n’eût été la révolution, M. Caïd Essebsi serait resté un paisible retraité chez lui à La Soukra –, il commit sa première gaffe. Une gaffe impardonnable. Sachant qu’il était parmi les favoris lors de la course présidentielle de 2014, il n’a pas prévu de préparer sa succession et de la planifier afin de garantir une bonne santé à son parti une fois élu président. Après moi le déluge!

Même si après la prestation de dimanche soir où on a vu un BCE totalement manipulé et sous influence défendant bec et ongles le clan que les gens crurent dirigé par son fils mais qui découvrirent qu’en réalité c’était lui le chef de ce clan et non pas le fiston et, bien après cette prestation, je commence à croire sérieusement que le fait de na pas avoir préparé sa succession à la tête de Nidaa Tounès est bel et bien suspect. M. Caïd Essebsi a sciemment fait le choix de ne pas arranger et planifier cette succession à la tête du parti qu’il a fondé dans le but de baliser le terrain à la prise de main de ce parti par son garçonnet.

Les jours nous ont montré en Tunisie tout au long de ces dernières années que l’amour paternel de BCE n’avait pas de limites au point de permettre à son fils de jouer avec le premier parti politique du pays ayant remporté les élections présidentielle et législatives de 2014.

Le mélange détonnant «famille» et «affaires de l’Etat» continue de faire des ravages chez nous car on ne retient jamais ou on feint de ne pas retenir les leçons de l’Histoire, pourtant pas si lointains.

Hafedh Caïd Essebsi a fait main basse sur Nidaa Tounès par la force depuis 2015 grâce au soutien infaillible et indéfectible de Raouf Khamassi, qui joue aux opposants ces jours-ci, à Chafik Jarraya et à Nabil Karoui. D’ailleurs les deux derniers étaient inséparables à l’époque. «Rassin fi chéchia» (deux têtes dans le même bonnet) comme on dit.

Ces trois personnages cités ont aidé Hafedh dans son putsch au sein du parti en 2015 et ont poussé vers le rapprochement avec Ennahdha. Les trois sont connus pour leurs liens étroits avec le parti islamiste. Un type comme Khamassi a toujours et jusqu’à cette heure continue de défendre l’alliance avec les islamistes ad vitam aeternam et il a été l’architecte du népotisme au sein de Nidaa tel que je l’ai expliqué dans ma tribune de la semaine dernière intitulée «Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa».

Le duo Chafik Jarraya et Nabil Karoui n’était pas en reste. On se souvient de la guerre qui faisait rage entre les deux clans de Nidaa, celui des «amis» du fils qui l’appuyaient et celui des dissidents qui refusaient le népotisme.
M. Jarraya clamait haut et fort, partout, que Hafedh était son ami, que Sofien Toubel, le chef du groupe Nidaa à l’Assemblée, est son ami et n’a épargné aucun effort via ses relais médiatiques à défendre Hafedh et diaboliser ses adversaires.

Quant Nabil Karoui, à part les amnésiques, qui ne souvient pas de l’interview unique et historique par son caractère ridicule et grotesque de Hafedh Caïd Essebsi sur sa chaîne Nessma en novembre 2015. Et par qui Hafedh fut-il interviewé? Par l’exquis Borhen Bsaies. Ce dernier qui anima à l’époque l’émission ‘‘Ness Nessma’’ et qui posait chaque soir des questions interminables qui contenaient la réponse qu’il voulait entendre de son invité et qui dirigeait et manipulait malhonnêtement l’opinion.

Quelques mois plus tard, M. Bsaies quitta Nessma pour aller rejoindre l’équipe de celui qu’il avait interviewé quelques mois plus tôt, Hafedh Caïd Essebsi.

Quant à M. Karoui, il démissionna de la direction de Nessma mais sans jamais renoncer à la diriger et occupa des postes dirigeants au sein du parti désormais devenu le club du fils du président et de ses copains affairistes.

N’oublions pas au passage de rappeler la réunion des dissidents de Nidaa, qui refusaient le putsch de Hafedh et le népotisme, début novembre 2015 à Hammamet, et qui ont vu débarquer des barbouzes et des voyous munis de bâtons venus foutre en l’air cette réunion.

Merci Hafedh et ses copains affairistes! Y a-t-il eu une enquête? Les commanditaires et les barbouzes ont-ils été poursuivis devant la justice et condamnés? Bien sûr que non. Et on a laissé le fils du président et ses copains détruire et ravager ce parti et le vider de ses militants patriotes et dévoués qu’ils ont vite remplacés par des larbins opportunistes et carriéristes, totalement soumis à Hafedh et à ses copains.

Bilou Karoui, un garçon si susceptible

Le communicant, véritable patron et toujours dirigeant de Nessma car pour tout Tunisien, Nessma=Nabil Karoui et Nabil Karoui= Nessma, ne s’arrêta pas là, son appétit politique n’est rassasié. Bilou, pendant la guerre qui fait rage actuellement entre le camp du président et celui du chef du gouvernement Youssef Chahed a pris fait et cause pour «le clan de la Famille». Sa chaîne Nessma est mise à contribution et livre une véritable guerre médiatique visant à décrédibiliser M. Chahed, le déstabiliser et le diaboliser auprès des masses.

Le communicant ne rate aucune occasion pour se payer le Chahed. Lors des violences qui ont secoué le pays au mois de janvier dernier, Nessma au lieu de calmer les esprits, d’œuvrer à la paix civile et sociale et de se pencher sur nos vrais problèmes en tant que Tunisiens, n’a cessé de taper sur le gouvernement, d’instrumentaliser ces contestations pas si innocentes, de les exagérer et de les amplifier. Mais Bilou ne parvint pas à déloger le Chahed de la Kasbah.

Bilou ne désarma pas. Tout au long des mois écoulés, il s’employa à faire la guerre à l’actuel gouvernement. Même la tragédie survenue au large des îles de Kerkennah où des dizaines de personnes périrent fut instrumentalisée. Le limogeage de l’ex-ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem aussi. L’attaque terroriste de Jendouba. Tout fut du pain béni pour Bilou Karoui pour taper sur le Chahed et son gouvernement.

Pourquoi la personnalisation des problèmes du pays? Pourquoi tant de haine contre le Chahed? Pourquoi tant d’acharnement à son encontre? Pourquoi tant de hargne contre lui? Le Chahed a-t-il volé le goûter de Bilou dans la cour de l’école pendant la récré? Je ne le pense pas. La différence d’âge entre eux est de plus de treize ans. Alors qu’est-ce qui motive la haine de Bilou à l’endroit du Chahed? Il faut chercher ailleurs.

Kapitalis a évoqué entre autres des déboires fiscaux de Bilou que le Chahed n’aurait pas voulu ménager et aider. En tout cas, il y a quelque chose qui cloche dans cette haine qui habite Bilou Karoui contre le Chahed au point de s’acharner à vouloir le faire tomber ainsi que son gouvernement.

Par ailleurs, j’ai remarqué que pour Bilou, il est tout a fait légitime de critiquer le gouvernement et même de s’acharner contre son chef mais critiquer Bilou comme l’a fait Kapitalis, c’est un sacrilège. Chut! Bilou est sacré. Omerta! Bilou est sacré.

D’ailleurs, j’ai lu le droit de réponse de Bilou à Kapitalis qui fut publié par Kapitalis et j’ai découvert l’extrême susceptibilité de Bilou Karoui. Je n’avais jamais imaginé que Bilou était un garçon aussi susceptible. Un article de Kapitalis a mentionné qu’il mangeait du caviar et fumait le cigare (en publiant une photo qui l’attestait). Dans son droit de réponse, il l’a évoqué et ce avec beaucoup de rage et d’amertume.À ce point, Bilou est un garçon susceptible et fragile?

Cher Bilou Karoui, fume autant que tu veux le cigare et bouffe autant que tu veux le caviar. «Sahha w bichfé» (que Dieu préserve ta santé). Et alors si tu fumes le cigare et tu bouffes du caviar? La belle affaire. Ne sois pas si susceptible, si sensible et si irritable.

Regarde Kamel Eltaïef, grand fumeur de cigares devant l’Éternel, ça fait des années qu’une photo de lui fumant le cigare tout en affichant un sourire narquois est souvent publiée dans les journaux de la place et sur les réseaux sociaux. S’est-il plaint un seul jour? Une seule fois? Jamais au grand jamais. Il s’en fout. Il n’en a cure. Kamel est un crocodile coriace. Dorénavant, fume le cigare, mange du caviar et celui ou celle qui osera dénoncer ton goût pour le cigare et le caviar aura directement affaire à moi et non à toi. Tu ne fumes pas le cigare comme un vulgaire arriviste mais comme le Che dont tu as le même béret sur lequel d’ailleurs tu as épinglé un pin’s à son effigie. La photo circule sur les réseaux sociaux depuis des années maintenant.

L’ombre de Kamélo hante toujours la république

Venons-en maintenant à Kamel Eltaïef. Dans sa mise au point faite à Kapitalis par l’un de ses proches, suite à un article intitulé ‘‘Noureddine Ben Ticha, nouveau Saïda Sassi de la Tunisie’’, Kamélo réfute catégoriquement que M. Ben Ticha soit son homme de main ou qu’il l’ait planté au sein de la présidence. Il dit qu’il était contre sa nomination en tant que conseiller du président. Il dit être contre le fait que Lotfi Brahem ait été nommé ministre d’Intérieur car c’est un sécuritaire. Il dit avoir été contre le fait que BCE se présente à l’élection présidentielle de 2014. Il dit aussi ne pas avoir connu Saïda Sassi.

Bref, à lire le droit de réponse de Kamélo, on finit par être convaincu que Kamélo a laissé la politique et a pris son parasol sur son épaule, sa glacière dans sa main et qu’il est parti en vacances à Hammam-Sousse. Il est parti se baigner et bronzer sur la plage d’El Kantaoui et vous a laissés à vous cette politique politicienne à deux balles, pitoyable, qui le dégoûte et qui ne l’inspire plus.

Bon! Ça peut marcher avec les naïfs et les candides mais perso comme disent les ados, je crois que la probabilité que la Terre s’arrête de tourner est beaucoup plus élevée que Kamélo n’arrête la politique. Kamélo respire la politique. C’est une mentalité éminemment politique. Sa vie c’est la politique. Kamélo est l’épice dont la vie politique tunisienne ne saurait se passer. Kamélo est un crocodile politique coriace.

Concernant M. Ben Ticha, la version de Kamélo n’est pas assez convaincante, ma foi! Entrez dans n’importe quelle épicerie du pays ou dans n’importe quel café du pays et dites: «Noureddine Ben Ticha» et la réponse fusera «Mtaa Kamel Eltaïef» (homme de main de Kamel Eltaïef). Noureddine Ben Ticha est assimilé à Kamel Eltaïef. Dites, répétez, démentez, criez, hurlez, c’est peine perdue. Pour nous Tunisiens, Noureddine Ben Ticha est l’homme à tout faire de Kamélo, son valet non pas de chambre mais son valet «politique», comme dans un jeu de cartes, c’est son truc, c’est son machin, c’est sa marionnette.

Pour M. Brahem, homme respectable mais hélas dont le bilan fut entaché par des couacs et des manquements sécuritaires sur lesquels je suis revenu dans un précédent article ‘‘Lotfi Brahem n’a pas encore dit son dernier mot’’, qui peut croire que Kamélo ne le soutenait pas? Qui? Le centre névralgique de l’influence de Kamélo est le ministère de l’Intérieur. Ses relais médiatiques et politiques existent mais sa force, c’est le ministère de l’Intérieur.
Youssef Chahed a déclaré la guerre à Kamélo en débarquant Lotfi Brahem et en opérant une grande vague de nominations afin de réduire l’influence de Kamélo comme peau de chagrin. Youssef Chahed s’est permis de toucher à l’intouchable aux yeux de Kamélo. Mais force est de constater que l’influence de notre Kamélo national au sein de l’appareil sécuritaire a survécu.

Aujourd’hui, le colonel de la garde nationale, le colonel major Chokri Rahali est un homme de Lotfi Brahem et nommé par Lofi Brahem et qui dit homme de Lotfi Brahem dit par ricochet, homme de Kamélo. Le directeur de la sécurité publique («el amn al oumoumi») – à ne pas confondre avec le directeur général de la sûreté nationale – est Adel Chouchane également un homme de M. Brahem et par ricochet de Kamélo. Pourquoi Youssef Chahed n’ose pas les changer? C’est simple, déjà que l’éviction de Lotfi Brahem et le mouvement sécuritaire opéré par M. Chahed et son ministre de l’Intérieur par intérim Ghazi Jeribi, à juste titre d’ailleurs, afin de combler des vides, sont contestés et que les relais de Kamélo crient à la chasse aux sorcières et que le président est manipulé par son clan du fait que ces changements sont mauvais, alors si Chahed touche à M. Rahali et à M. Chouchane, il va être pointé du doigt comme opérant une véritable purge et le président, sous l’emprise et l’influence de son clan, le désavouera définitivement.

D’ailleurs, le jour de l’attaque terrorsite de Jendouba (Aïn Soltane précisément), aussitôt l’attaque a eu lieu aussitôt la chaîne de Bilou Karoui s’attaqua au Chahed et à son gouvernement et qui on entendit intervenir en direct? Le colonel à la retraite Ali Zaremdini, un des proches de M. Brahem au sein de la garde nationale et un des proches de Kamélo. La ficelle était un peu trop grosse à faire passer. Bilou et Kamélo auraient pu être plus subtils, plus inspirés et plus inventifs. D’ailleurs Kamélo, toi qui jouait dans la meilleure équipe du Calcio (Série A du football italien) de la politique, à savoir dans le Juventus de la politique, comment se fait-il que tu sois descendu et tombé d’un coup dans la troisième division tunisienne en jouant avec Bilou Karoui, un garçon hyper susceptible qui enrage parce que Kapitalis a simplement évoqué le fait qu’il fume des cigares. Tu nous déçois Kamélo. Tu tombes de Charybde en Scylla comme on dit. Je déplore que le nivellement vers le bas qui ravage le pays touche même notre Kamélo national. Car Kamélo a rendu de grands services à ce pays même si aujourd’hui il sape le travail de toute une vie en s’alliant avec «le clan de la Famille» pour faire tomber celui qui a touché à son cœur d’influence à savoir le Chahed, qui a osé jouer avec l’influence de Kamélo au ministère de l’Intérieur.

Kamélo, et je l’ai toujours pensé, dit et écrit et je le penserai toujours, a participé au projet salvateur que fut le 7 novembre 1987. Les idiots qui ne connaissent rien à l’Histoire politique tunisienne et qui jouent aux révolutionnaires de la 25e heure doivent savoir que le pouvoir était à ramasser en 1987 et que les islamistes projetaient un coup d’Etat le 8 novembre. L’éviction de Bourguiba dans la nuit du 6 au 7 novembre a sauvé l’Etat, menacé dans son existence, et a sauvé l’économie qui saignait à blanc et s’était effondrée à l’époque.

Kamélo fut la cheville ouvrière et la tête pensante de ce projet salvateur. Kamélo n’est ni une sorcière comme le caricaturent ses ennemis ni un bon samaritain. D’ailleurs Kamélo n’a eu une influence en sein du régime bénaliste que pendant les cinq premières années. En 1992, suite au mariage de Zine El Abidine Ben Ali avec Leïla Trabelsi, il est tombé en disgrâce et il l’a payé très cher. En 2001, deux motards cagoulés ont détruit sa voiture quand il était chez son coiffeur à Carthage Byrsa car la veille il avait dîné chez l’ambassadeur des Etats-Unis comme il l’a déclaré dans une interview à l’hebdomadaire français ‘‘L’Express’’ en 2011 et comme il ne manque jamais une occasion pour le rappeler.

Même si beaucoup de personnes estiment de Kamélo exagère, il paraît qu’ils lui ont juste brisé une vitre ou deux et non pas détruit tout le véhicule. Bon! Croyons Kamélo. La question qui me taraude, qui me tracasse et qui m’habite depuis des années: «Quand son véhicule a été détruit. Comment Kamélo est-il rentré de Carthage Byrsa jusqu’à sa maison à Sidi Bou Saïd? À pied? En prenant un taxi? En prenant le bus jaune? Ou bien en prenant le TGM?»
Si c’est le cas, au moins cette mésaventure lui aurait permis de se mélanger au peuple, de le côtoyer de près et de connaitre les préoccupations quotidiennes du citoyen lambda loin des méandres de l’ingénierie politique, sa spécialité.

Il faut savoir que Kamélo est né un 4 juillet tout comme l’Oncle Sam. Quelle belle coïncidence! Le jour de la fête nationale américaine tombe le jour de l’anniversaire de Kamélo.

Autre belle coïncidence, Bilou Karoui et Hafedh Caïd Essebsi sont nés tous les deux le 1er août. Deux petits lionceaux. Les deux petits lionceaux fêteront-ils leur anniversaire ensemble dans quelques jours vu que leurs desseins politiques se rejoignent à cet instant T? Le fêteront-ils chez papa Bajbouj, le chef du clan, ou chef Kamélo à Hammam Sousse?

Kamélo, en te rendant à Hammam Sousse la prochaine fois, dépose Bilou et Hafedh à Carthage Land (le parc d’attraction situé à Yasmine Hammamet), ça fera du bien au pays. Egalement, en allant et en rentrant de la plage d’El Kantaoui, va sonner chez Marzouki puis enfuis-toi, histoire de lui jouer avec ses nerfs.

Quel culotté ce Marzouki! il va habiter dans le fief de Kamélo à Hammam Sousse. C’est comme si Kamélo élisait domicile à Médenine dans le quartier de Imed Daïmi et s’installait dans la maison qui fait face à celle de Imed. Un vrai maboul ce Marzouki!

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