L’éditeur Vermeg s’allie à Tunis Business School pour des recrutements à venir

École anglophone de commerce, la Tunis Business School (TBS) vient de signer un partenariat majeur avec l’éditeur de logiciel de gestion d’assurances, Vermeg. L’entreprise promet des centaines d’emplois à la clé.

Depuis la reconnaissance de son bachelor au système LMD il y a tout juste un an, la Tunis Business School (TBS) a le vent en poupe. École d’administration des affaires affiliée à l’université de Tunis, la TBS est le seul établissement d’enseignement supérieur public tunisien en commerce qui utilise l’anglais comme langue d’enseignement, tout en suivant le système américain d’enseignement supérieur. Preuve de sa notoriété, l’école vient de signer un partenariat avec Vermeg, l’un des plus importants éditeurs de solutions logicielles spécialisées pour le secteur bancaire et des assurances. L’enjeu ? Améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et confectionner un vivier de talents pour l’entreprise.

Badreddine Ouali, fondateur de l’éditeur, entend recruter dès cette année plus de 300 ingénieurs développeurs et analystes financiers majoritairement pour son site tunisien

Sur ce plan, TBS dispose déjà d’un bon réservoir. Une centaine d’étudiants sortent diplômés chaque année depuis la première promotion sortie en 2014.  Chacun a une spécialité principale et une spécialité secondaire en finance, business analytics, comptabilité, technologie d’information, économie, politique internationale ou marketing.

Et pour Naceur Azaiez, le directeur de TBS depuis sept ans, ce partenariat tombe à pic. « Notre but est de proposer des profils polyvalents dans le domaine des affaires. Vermeg a exprimé son intérêt vis-à-vis de nos projets et cherche surtout des employés dans la finance et la technologie de l’information ».

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De son côté, Vermeg veut passer cette année devant ses deux grands rivaux, l’américain Computer Sciences Corporation et l’allemand MSG Life. Objectif, 100 millions d’euros de chiffres d’affaires, quasiment le double du chiffre réalisé en 2017. Pour ce faire, Badreddine Ouali, fondateur de l’éditeur, entend recruter dès cette année plus de 300 ingénieurs développeurs et analystes financiers majoritairement pour son site tunisien, et plus de 500 pour 2019.

« Nous nous engageons à privilégier le recrutement des futurs diplômés de TBS, confirme Selma Zine, manager du capital humain chez Vermeg. Ce partenariat va booster auprès de ses étudiants l’attractivité de la filière TIC et des entreprises implantées en Tunisie. Depuis 2014, Vermeg recrute chaque année parmi les meilleurs diplômés de TBS, et œuvre à multiplier cette tendance au fur et à mesure de sa croissance internationale ».

On veut que nos étudiants soient en mesure d’être opérationnels dès l’obtention du diplôme

Un rôle dans les programmes

Pour se familiariser avec l’entreprise, les étudiants auront la possibilité de réaliser des stages d’été facultatifs. En quatrième et dernière année, l’entreprise accueillera des stagiaires pour une période de six mois avec un CDI à la clé. « Vermeg sera une de nos entreprises partenaires qui aura la priorité pour que nos étudiants fassent leurs projets de fin d’études chez eux, confirme Naceur Azaiez. Mais nos étudiants auront d’autres options. Nous n’avons pratiquement aucun chômeur parmi nos diplômés. Ils sont très sollicités par des entreprises internationales telles que AfricInvest, Lloyd et quelques institutions comme l’ambassade américaine à Tunis. Ils n’hésitent pas à aller en Allemagne, voire aux États-Unis ».

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Outre cette ouverture vers le monde de l’entreprise, Vermeg souhaite mettre en place un réel accompagnement des étudiants au sein même du cursus universitaire. Dans les faits, un enseignant de la TBS et un superviseur de Vermeg orchestreront cette collaboration au travers d’une co-fondation du programme rythmé par des conférences d’experts.

« Nous organiserons de manière périodique des journées portes ouvertes pour faire découvrir aux futurs collaborateurs l’entreprise de l’intérieur », ajoute Selma Zine. « Cela va donner du poids à nos modules, estime Naceur Azaiez. Nous essayons en permanence de mettre à jour nos programmes académiques selon les besoins du marché de l’emploi. On veut que nos étudiants soient en mesure d’être opérationnels dès l’obtention du diplôme ».

L’école, qui compte quelques 670 étudiants, développe de plus en plus de cours en soft skills pour préparer au mieux ses étudiants à la vie professionnelle. Son directeur cherche activement un incubateur pour faire émerger des projets de start-up, ainsi que des sponsors pour pouvoir installer sur le campus des technologies telles que le bitcoin ou la blockchain. « Il faut pouvoir rester à la page pour décrocher une reconnaissance internationale. On vise l’excellence. Il y a de bonnes opportunités pour aller loin », conclut Naceur Azaiez.

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