Le Japon prépare à son tour une rencontre entre Abe et Kim

Le Japon prépare une rencontre entre le Premier ministre Shinzo Abe et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, après le sommet américano-nord-coréen de cette semaine, rapportent plusieurs médias japonais.

Tokyo, pris de court dans l’intense ballet diplomatique des derniers mois et largement resté à l’écart, veut à présent aborder directement avec Pyongyang la question des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 1970 et 1980, sujet qu’il présente comme une priorité.

Les responsables japonais envisagent plusieurs scénarios, dont celui d’une visite de M. Abe à Pyongyang en août, rapporte jeudi le quotidien Yomiuri Shimbun, évoquant aussi une possible rencontre en marge d’un forum économique prévu en septembre en Extrême-Orient russe.

Plusieurs médias japonais indiquaient jeudi que Kim Jong-Un s’était montré prêt à rencontrer M. Abe, mardi lors de sa rencontre historique avec le président américain Donald Trump à Singapour. M. Abe de son côté a déjà dit publiquement qu’il souhaitait une rencontre directe avec Pyongyang pour résoudre la question des personnes enlevées.

Des fonctionnaires du ministère japonais des Affaires étrangères prévoient de leur côté des entretiens avec des responsables nord-coréens à l’occasion d’une conférence sur la sécurité tenue cette semaine en Mongolie, rapportent les médias japonais. 

« Si la visite à Pyongyang en août s’avérait difficile », M. Abe pourrait s’entretenir avec Kim Jong-Un en marge du Forum économique oriental prévu à Vladivostok en Russie du 11 au 13 septembre, rapporte le Yomiuri.

Le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a refusé de confirmer ces informations. « Rien n’a encore été décidé pour le moment », a-t-il dit jeudi lors d’un point de presse régulier. « Si un sommet Japon-Corée du Nord a lieu, il est extrêmement important qu’il conduise à une résolution des questions de programme nucléaire, des missiles et par dessus tout, de celle des enlèvements », a-t-il ajouté.

Le problème des personnes enlevées au Japon dans les années 1970 et 1980 pour former en Corée du Nord des espions à la culture et à la langue japonaises mine les relations entre les deux pays.

M. Abe doit rencontrer jeudi des membres des familles de personnes enlevées et s’engager devant elles à résoudre cette question.

Donald Trump avait dit mardi avoir abordé le sujet avec le dirigeant nord-coréen. Mais cette question, tout comme celle des missiles capables d’atteindre le Japon, ne figure pas dans le document signé à Singapour par les deux dirigeants, où ils s’engagent à oeuvrer en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ».
 




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