Tunisie : six entreprises s’engagent à recruter 4 000 personnes en 2018

L’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti) vient de signer un accord de coopération avec six grandes entreprises tunisiennes pour recruter 4 000 personnes.

Mohamed Mani n’a qu’un seul objectif en tête pour 2018 : faire baisser le taux de chômage de 1 % coûte que coûte. C’est dans cette logique que le directeur de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti) a signé le 13 juin un accord de coopération avec six grandes entreprises implantées en Tunisie. Ainsi, la Société tunisienne d’équipements automobile Faurecia, la société de textile et habillement Asfour, Mecatronic system production engineering (MSPE), spécialisée dans les faisceaux électriques, l’entreprise de câblage PSZ Tunisie, mais aussi Enda Tamweel, spécialisée dans la microfinance et la Société méditerranéenne de téléservices, s’engagent à recruter 4 000 tunisiens d’ici la fin de l’année avec l’aide de l’Aneti.

Pour identifier les besoins, l’agence pour l’emploi a contacté 141 entreprises employant 500 personnes ou plus. L’objectif, connaître leurs besoins et savoir ce qui bloque leurs recrutements : « Parfois ce sont des sujets administratifs comme des problèmes de douanes ou des autorisations qui peuvent rapidement être réglés par les services ministériels. Nous les incitons également à développer un plan de recrutement afin d’avoir une vision plus claire de leur besoins » souligne Mohamed Mani.

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Formation

Pour le moment, 82 entreprises sur 141 ont répondu favorablement à l’appel de l’Aneti. Elles cumulent un potentiel de 19 000 recrutements sur l’année.

« D’autres formulent des attentes plus spécifiques, comme le manque de main d’œuvre faute de candidats bien formés », poursuit le dirigeant. Dans ce cas de figure, l’Aneti se rapproche de formateurs privés capables de former un nombre important de personnes sur une période longue. C’est le cas de Faurecia qui a besoin de recourir à des formations aux métiers du textile. Certaines d’entre elles requiert 720 heures de cours. L’entreprise a donc signé une convention avec l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) qui, parmi les 136 qu’elle gère, l’a redirigé vers le centre sectoriel de formation en textile et bonneterie de Ben Arous.

Pour le moment, 82 entreprises sur 141 ont répondu favorablement à l’appel de l’Aneti. Elles cumulent un potentiel de 19 000 recrutements sur l’année. « Nous allons travailler sur les 60 restantes pour tenter d’atteindre les 25 000 recrutement en 2018 », affirme le DG de l’Aneti.

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Expatriations

Malgré ces efforts, l’économie tunisienne n’est toujours pas en mesure d’absorber les 628 000 demandeurs d’emploi actuels et les 45 000 nouveaux arrivants annuel sur le marché du travail. C’est pourquoi Mohamed Mani et ses équipes misent sur l’entrepreneuriat et l’expatriation. Sur ce dernier point, l’agence a signé en avril un accord avec le Qatar, permettant d’ouvrir 5 000 visas de travail aux tunisiens. L’Allemagne, le Canada, l’Arabie Saoudite et la France sont aussi des hôtes potentiels : « Notre objectif est d’envoyer 10 000 tunisiens travailler à l’étranger cette année », confirme le directeur général de l’Aneti, qui ne craint pas la fuite des cerveaux.

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