La NASA confirme la modification de l’ADN après un séjour dans l’espace

Les scientifiques de la NASA ont désormais la preuve qu’un séjour prolongé dans l’espace peut modifier, et d’une façon durable, l’ADN des êtres humains.

Les analyses effectuées depuis bientôt deux ans sur l’ADN de Scott Kelly, un astronaute américain de 54 ans qui a passé 340 jours passés à bord de la Station spatiale internationale, ont démontér une modification durable.
Pour analyser l’évolution de son génome, les scientifiques n’ont eu qu’à le comparer à une réplique parfaite : son jumeau, Mark Kelly, lui aussi astronaute mais resté sur Terre. 
Avant l’épopée spatiale de Scott, les deux frères possédaient des caractéristiques physiques, biologiques et génétiques en tous points similaires.
Résultat des analyses : tous les gènes de Scott Kelly ne sont pas sortis intacts de cette mission : 7 % d’entre eux sont différents et ne sont pas revenus à la normale depuis son retour sur Terre.
Autrement dit, les jumeaux ne sont désormais plus strictement génétiquement identiques. 

Selon la NASA cela peut signifier que les tensions provoquées par le vol spatial peuvent entraîner « des changements de long-terme ».
« Ces changements sont supposés être causés par le stress du voyage spatial, qui peut provoquer des changements dans les voies biologiques des cellules », avancent les scientifiques de l’Agence spatiale américaine dans un communiqué. « De telles actions peuvent déclencher l’assemblage de nouvelles molécules, comme un lipide ou une protéine, la dégradation cellulaire, et peut activer ou bloquer des gènes, lesquels modifient la fonction cellulaire », précise la NASA dans un communiqué cité par Maxisciences.




Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*