Taboubi : «La Tunisie a besoin d’un capitaine de navire»


Noureddine Taboubi et Youssef Chahed.

Selon Noureddine Taboubi, la Tunisie a besoin «d’un capitaine de navire» pour la sauver de la crise où elle se trouve actuellement.

En marge du 16e congrès de la Fédération générale des industries alimentaires, du tourisme, du commerce et de l’artisanat (FGIATCA), relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), aujourd’hui, samedi 10 mars 2018, à Hammamet (Nabeul), le secrétaire générale la centrale syndicale a déclaré, qu’au regard de la situation difficile que la Tunisie traverse en ce moment, 7 ans après de révolution, elle a «d’un capitaine de navire capable de baliser son avenir, de lui donner des perspectives et de redonner ainsi espoir au peuple».

M. Taboubi a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie «n’est pas un laboratoire pour des expériences» comme le pensent certains politiciens, ajoutant que le pays a également besoin de personnes capables de trouver des solutions aux problèmes posés et d’aider à surmonter toutes les difficultés économiques.

Notons que le secrétaire général de la centrale syndicale avait appelé, en février dernier, le chef du gouvernement Youssef Chahed à procéder à un remaniement ministériel. Mais ce dernier a estimé qu’un minimum de stabilité gouvernementale est nécessaire pour la stabilité générale du pays, qui a, selon lui, d’autres priorités, notamment la relance économique et la baisse des tensions sociales.

Ce n’est pas l’avis de M. Taboubi, qui pense qu’un remaniement ministériel s’impose, surtout après la classification de la Tunisie dans plusieurs listes noires (paradis fiscaux, pays exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme) établis par l’Union européenne (UE), ajoutant : «Les mains tremblantes ne peuvent pas gouverner», dans une allusion limpide à M. Chahed, dont le «crime», aux yeux des responsables syndicaux, est d’avoir commencé à résister à leurs pressions et à leurs diktats, d’autant qu’ils commencent à outrepasser leur rôle syndical pour essayer de jouer un rôle politique de premier ordre.

E. B. A.

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