Caïd Essebsi: Le gouvernement affronte une situation économique et sociale difficile

Béji Caïd Essebsi, président de la République a indiqué aujourd’hui, 4 juillet 2015, dans un discours suite à l’annonce de l’état d’urgence que le gouvernement depuis le début de sa mission était face à des défis sociaux, économiques et sécuritaires.

« Il y a eu beaucoup de cumul: un taux de chômage important et une disparité sociale. Le gouvernement s’est trouvé face à un grand nombre de réclamations légitimes et non légitimes, a expliqué le chef de l’Etat. Le gouvernement s’est trouvé face à plusieurs difficultés pour remettre les grandes entreprises au travail. Des tentes ont été installées devant les locaux des entreprises publiques pour réclamer de force des postes d’emploi. C’est devenu même une forme de désobéissance civile que le gouvernement devait affronter », a expliqué Caïd Essebsi.

« Ma déception était grande lorsque j’ai découvert qu’un homme d’affaires qui a promis de créer des projets d’une valeur de 557 millions d’euros en Tunisie, quitter notre pays pour opter pour l’investissement dans un pays voisin ».

Déficit sécuritaire

Le président de la République a expliqué aussi dans son discours qu’il y a un défit sécuritaire que les forces de l’ordre gèrent de mieux en mieux. « Il faut préciser que la culture de la lutte contre le terrorisme n’était pas à l’ordre du jour en Tunisie. En Plus, la Tunisie s’est trouvée à côté de la Libye et les frontières terrestres avec ce pays sont grandes. La sécurisation des frontières avec ce pays nécessitent des moyens importants », a précisé le chef de l’Etat.

« Dans ce pays, il n’y a plus d’Etat et les milices font la loi. En plus, il y a deux gouvernements. Un premier reconnu au niveau international et un autre qui gère une autre partie du pays. La gestion des relations avec ce pays est devenue difficile et les frontières sont devenues une passerelle d’armes ».

Béji Caïd Essebsi a indiqué que le pays avait l’habitude de lutter contre le terrorisme aux montagnes et les forces de l’ordre et l’armée payaient le plus grand prix. « Après l’attaque contre le musée du Bardo, nous avons cru qu’il s’agit de la dernière attaque de son genre et qui toucherait des villes. Mais l’attaque de Sousse était malheureusement plus lourde au niveau des pertes humaines. Ce genre d’attaques s’explique par une volonté de frapper un pays qui a un une constitution et un régime démocratique. Ceux qui attaquent la Tunisie se trouvent dans leur majorité en Libye. Ils sont plus connus pour leur allégeance à ce qui est connu comme l’Organisation de l’Etat islamique ».

La Tunisie a besoin d’aide internationale pour lutter contre ce danger. Nous avons trouvé de l’aide de la part des grandes puissances à l’instar des Etats-Unis, de la Grande Bretagne de la France… sans oublier le support de l’Algérie.

Dans cette lutte nous avons fait des erreurs et le chef du gouvernement a reconnu ceci. Il vient d’ailleurs de prendre les décisions pour rectifier le tir, a ajouté le chef de l’Etat.

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