Le Pentagone publie le profil du terroriste tunisien Tarek Harzi

Le Pentagone a annoncé jeudi la mort dans une frappe aérienne en Syrie mi-juin d’un haut responsable de l’Etat islamique, Tarek ben Tahar Al Ouni Al Harzi. Il était un important recruteur, chargé de former les combattants venus de pays étrangers, mais aussi un leveur de fonds pour le groupe terroriste.
Il s’agit du frère d’Ali Al Harzi, un recruteur de Daech dont le ministère de la Défense américain avait déjà annoncé le décès dans un raid de l’aviation américaine à Mossoul (nord de l’Irak), le 15 juin. Ali Al Harzi était recherché pour son rôle présumé dans l’attaque contre le consulat américain à Benghazi en Libye, le 11 septembre 2012, qui avait coûté la vie à l’ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains.
Tarek Al Harzi, de nationalité tunisienne et avait été condamné par contumace à 24 ans de prison pour terrorisme par la justice de son pays. Il était connu comme étant l’un des premiers terroristes à avoir rejoint l’Etat islamique en Irak et au Levant, selon sa fiche signalétique publiée sur le site des «Rewards for Justice». Selon la même source, il était émir de Daech pour la région de la frontière entre la Syrie et la Turquie. Ce dirigeant a été chargé d’accueillir les nouvelles recrues étrangères et de les former au maniement des armes légères avant de les envoyer en Syrie.
Les Etats-Unis accusent aussi le jeune homme d’avoir supervisé le passage vers l’Irak de kamikazes volontaires pour des attaques suicide dans des véhicules chargés d’explosifs. Enfin, le Tunisien aurait en outre permis à l’EI de recevoir «environ 2 millions de dollars» en provenance d’un soutien financier du groupe extrémiste au Qatar en septembre 2013.

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