Beji Caied Essebsi: Notre guerre est contre le dévoiement de l’Islam

Le président de la République tunisienne Béji Caïd Essebsi a accordé une interview au journaliste Français Jean Pierre El Kabach, une interview diffusée sur Europe 1.
Béji Caied Essebsi est revenu sur l’attaque terroriste de Sousse ayant fait 38 morts et 40blessés et l’attentat du Bardo qui a fait 24 victimes. Ces attentats ayant visé l’un des points névralgiques de l’économie tunisienne.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a reconnu que les tunisiens ont peur mais il a affirmé que le plus important est que l’Etat est là et il est debout et qu’il ne fallait pas paniquer.
Beji Caied Essebsi a reconnu que le système sécuritaire connait des failles, il a déclaré : « Notre système de sécurité n’est pas parfait, c’est vrai que nous avons été surpris par cette affaire. Jamais nous n’aurions pensé que ça devait se faire sur des plages alors qu’il y avait des touristes. Le système de protection devait commencer au 1er juillet. »
Les mesures prises

Les nouvelles mesures prises

Plusieurs mesures seront prises, à commencer par l’ouverture d’une enquête et des sanctions immédiates seront prises au besoin. L’armée sera renforcée, une police touristique armée sera créée, ils ont déjà fait appel aux réservistes. Les frontières avec la Libye seront mieux contrôlées.
Beji Caied a également annoncé la fermeture de 80 mosquées, identifiées comme dangereuses, les salafistes seront surveillés.

Une guerre contre le dévoiement de l’Islam
Béji Caïd Essebsi a déclaré que la Tunisie était en guerre contre le dévoiement de l’Islam.

« Notre ennemi pour le moment c’est le terrorisme, et le terrorisme pour l’instant c’est Daech et cette idéologie du califat. Nous, en Tunisie, nous sommes des musulmans, mais nous ne sommes pas des islamistes ! C’est pourquoi j’ai rappelé interdiction de porter le drapeau noir (islamiste, Ndlr) en Tunisie. », indique Beji caied Essebsi.
Le président tunisien rappelle que la guerre contre le terrorisme est « l’affaire de toute la société tunisienne qui n’est pas assez mobilisée pour l’instant. J’espère que nous le serons à l’avenir », conclut-il.

L’enjeu de la jeunesse Tunisienne

Pour Béji Caïd Essebsi, le modèle de société est menacé, mais il considère que nous saurons résister. » 3.000 jeunes tunisiens se seraient déjà engagés aux côtés de l’organisation de l’Etat islamique (EI). L’EI offrirait 2.000 euros à chaque homme qui rejoindrait ses rangs, et 1.500 euros à chaque jeune femme. Or, comme le souligne le président tunisien, « nous avons de la pauvreté et des jeunes marginalisés. Les jeunes Tunisiens sont désœuvrés, ils sont victimes des manigances de l’EI. Et la Tunisie n’a pas 2.000 euros à donner à chaque chômeur… »
Le vrai défi de fond est donc clair pour Béji Caïd Essebsi, est de préparer la jeunesse de demain.

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