Fadhel Mahfoudh : Le Gouvernement n’a pas de programme sur le long terme

Le Bâtonnier de l’ordre des Avocats, Mohamed Fadhel Mahfoudh, était l’invité de Midi Show de ce lundi 15 juin 2015 pour parler de son appel à la trêve sociale lancé dans les médias. Il a assuré que la Tunisie est guettée par plusieurs dangers, toutes les composantes de la société doivent se mettre d’accord sur une trêve sociale jusqu’à la réalisation de certains objectifs permettant de sauver le pays.

Interrogé sur la possibilité d’organiser un nouveau Dialogue National, Mohamed Fadhel Mahfoudh a déclaré que le dialogue devrait être organisé par la Présidence de la République ou par le Gouvernement et non par le Quartet comme l’avait été le précédent dialogue.

Cependant, le Bâtonnier a assuré que le gouvernement a fait un faux départ et n’a pas mis en place un projet valable pour le long terme, mais s’est contenté de mettre en place une stratégie de travail sur le court terme pour résoudre les problèmes actuels sans se fixer un vrai programme. Cette méthode de travail engendre des retombées négatives et incite toutes les parties sociales à organiser plus de mouvements protestataires.

Mohamed Fadhel Mahfoudh a aussi déclaré que le Président de la République peut personnellement intervenir et jouer le rôle de médiateur entre les différentes parties pour sauver le pays et apaiser la colère sociale qui commence à se faire ressentir.

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  1. 12 janvier 2012 at 23 h 24 min

    Les grèves à Gafsa!
    Je vous donne dans la suite une analyse formelle de la situation:
    Analyse préliminaire des données:
    -Valorisation des ressources de nos entreprises minières
    -Quantifier avec exactitude les réserves minières de la Tunisie
    -Existence de machines et d’outillage afin d’augmenter la production
    -Tendance statistique de la demande
    -Tendance statistique des prix
    – les moyens logistiques
    L’analyse de ces données a conduit les responsables tunisiens à conclure qu’on aurait pu augmenter notre chiffre d’affaire de 1000 Millions d’euros. Mais à cause des grèves nous avons déjà perdu 500 Millions d’euros! Je suppose que ces déclarations de nos politiciens reflètent la réalité et en particulier la vérité (ce ne sont pas des mensonges et des prétextes afin d’attaquer les pauvres…)
    Dans ce cas, j’aurais fait dès le début une dette d’un milliard d’euros afin de lutter contre le chômage et investir dans les régions les plus pauvres de la Tunisie (étant donné que nous allons avoir des profits de la vente du phosphate qui sont statistiquement sûr). Cet entêtement des responsables tunisiens à tout gâcher.
    Une réforme sociale est indispensable, c’est de savoir comment nous pourrons aider aujourd’hui le fonctionnaire, le paysan, le travailleur et les chômeurs à se fournir les objets, les produits, la masse de consommation dont ils ont besoin. C’est cela que les classes pauvres attendent des politiciens. Elles n’attendent pas que nous leur donnions tant et tant de billets, elles attendent la possibilité de se dégager de l’emprise de la faim et de la misère et de pouvoir vivre, c’est-à-dire d’absorber et de produire des produits. Ce qu’ils attendent, c’est que nous leur apportions la possibilité de sortir de la situation qui leur est faite en tant que classe qui a été toujours ignorée et désavantagée (Je sais ce que c’est d’avoir faim…) Nous n’avons plus le droit de s’attaquer par la force à la masse pauvre! Ne pas répondre aux espoirs et à l’attente de ceux qui ont cru en la révolution de jasmin est une grande déception. La tendance est de nouveau à la chasse aux abus des pauvres qui osent exiger certains droits auprès des institutions. Ce que le gouvernement tunisien est en train de faire avec les plus pauvres en Tunisie est un chantage: „Vous acceptez le presque rien et vous vous taisez ou vous perdez tout!“ Pourtant le peu que demandent les plus pauvres en Tunisie est un pourcentage dérisoire de notre BIP. Ce qui manque chez certains de nos ministres est la capacité de comprendre formellement l’environnement afin de disposer des moyens qui au moment opportun permettront d’écarter les menaces extérieures et de protéger les intérêts de la nation. Il faut savoir utiliser l’information de façon stratégique afin de nous permettre d’aller vers des possibilités inexploitées et de répondre ainsi aux besoins de notre peuple et notre société. Si les entrepreneurs étrangers quittent la Tunisie ce n’est pas à cause des grèves mais plutôt à cause de la méfiance des pays du nord et de l’intelligence tunisienne de ce gouvernement. Comment pourrais-je faire confiance aux promesses de Monsieur Rached Ghanouchi s’il déçoit même l’un de ses meilleurs amis, qui est Monsieur A. Mourou. Il lui promet l’un de trois portefeuilles (ministère de la Justice, ministère des Affaires religieuses ou ministre des Affaires juridiques) et il ne tient pas à la fin ses promesses:
    http://www.investir-en-tunisie.net/index.php?option=com_content&view=article&id=12640
    Je suis triste, ce n’est pas parce qu’il ne tient pas ses promesses mais plutôt par ce que je ne peux plus le croire! Je suis un musulman croyant et pratiquant et je ne tolère pas en tant que musulman ce genre de comportement.
    Dr. Jamel Tazarki
    http://www.go4tunisia.de
    Allemagne

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